![]() Jeudi 15 mars 2012 - Rencontre nationale Arkema : initiative conjointe jean-Louis Bianco - André Gerin Madame la Députée, Monsieur le Député, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, Madame le Maire, Monsieur le Maire, Un site industriel du groupe Arkema, anciennement Total-Atochem, est implanté sur votre territoire. L’avenir de la production du PVC made in France est menacé par les actionnaires d’Arkema. A la suite de nombreux échanges et discussions, le moment est venu d’organiser une rencontre nationale avec l’ensemble des organisations syndicales pour empêcher cet abandon et obtenir le maintien de cette production. Premier chimiste français, Arkema est présent sur le territoire national avec quelques 30 établissements de production, centres de recherche et de développement employant près de 9 000salariés. Ses trois pôles d’activités se répartissent entre les produits vinyliques, la chimie industrielle et les produits de performance. Ils figurent parmi les acteurs européens et mondiaux dans leurs spécialités. Pourtant, Arkema a décidé de céder son pôle vinylique(10 entreprises et 1750 salariés) considérant qu’il n’était pas assez rentable au profit du groupe financier américain Gary Klesh. Ce dernier, dont le siège social est implanté à Genève en Suisse et en Grande-Bretagne, s’est spécialisé depuis le début des années 1980, dans la reprise, à peu de frais, d’entreprises européennes. Il s’est d’ailleurs récemment aligné dans la reprise de la raffinerie Pétroplus à Petit Couronne en Normandie. Les organisations syndicales d’Arkéma ont engagé des investigations éclairantes sur les méthodes du groupe Klesh. Ainsi ont-elles rencontré d’anciens salariés des chaussures Myrys rachetées par Klesh puis déclarées en faillite. Elles ont eu des échanges aux Pays-Bas avec les employés aujourd’hui sans emploi de la fonderie d’aluminium Zalco de Vlissingen liquidée après rachat en 2007. Ces pratiques scandaleuses du fonds de pension américain implanté en Suisse ne sont pas isolées. Nous comptons, en France et en Europe, nombre d’entreprises abandonnées à des groupes financiers ou àdes fonds de pensions, spécialisés dans le rachat, à bas coût, d’établissements aux salariés desquels on a fait miroiter une reprise, laquelle s’achève rapidement par un dépeçage et une liquidation. La France a perdu, en dix ans, 750 000 emplois industriels, souvent au terme de telles pratiques. C’est au tour du pôle vinylique d’Arkema, dont la disparition signerait le nouvel abandon d’une production française à un fonds de pension américain. Il n’existe pas de fatalité en la matière, dès lors que la mobilisation de nous tous, qui sommes concernés, aux côtés des salariés s’opère et qu’une volonté politique se dégage pour imposer que cette filière industrielle vive et se développe, que les moyens soient déployés pour qu’il en soit ainsi. Cette proposition de rencontre nationale pourrait se tenir après les élections présidentielles, éventuellement dans la région lyonnaise, qui compte plusieurs sites parmi les dix actuellement répartis sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative se tiendra dans un esprit républicain pour l’avenir de nos enfants et des générations futures. Dans l’attente d’une réponse de votre part, Nous vous prions d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, Madame le Maire, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations les meilleures. Jean-Louis BIANCO Ancien Ministre Président du Conseil Général des Alpes de Haute Provence Député des Alpes de Haute Provence André GERIN Député du Rhône Ancien maire de Vénissieux Version imprimable Retour |