Mercredi 25 janvier 2012 - Après l'incident de séance du 24 janvier
Lettre ouverte au Président de l'Assemblée nationale

Monsieur le Président,

A la suite de l’incident survenu lors de la séance du mardi 24 janvier consacrée aux questions d’actualité au gouvernement, je prends acte de la sanction que vous m’infligez.

Néanmoins, je persiste et je signe car je ne décolère pas devant l’attitude complètement fermée du ministre de l’industrie. Mon propos portait sur le groupe chimique Arkema qui décide l’abandon d’une production française de PVC à un fonds de pension américain. 1800emplois sont concernés au niveau national et le doute est permis sur le danger que représente cette opération.

Or, j’ai fait un certain nombre de propositions constructives et républicaines, comme vous le dites, dans un esprit de sérénité.

Non seulement le ministre les ignore mais, depuis plusieurs semaines, il vante, à tous les parlementaires de droite et de gauche concernés par ce dossier, ce fonds de pension, qui vient de fermer en Hollande une fonderie d’aluminium qu’il avait acquise en 2007 pour une somme dérisoire.

Ce dossier prend une dimension politique dans le débat public pour préserver les productions made in France.

Que le ministre nous écoute enfin ! Qu’il arrête de faire la sourde-oreille ! Qu’il reçoive enfin les syndicats et les parlementaires !

Puisque vous m’adressez un rappel à l’ordre et qu’il est nécessaire de ne pas contribuer à la dégradation du climat lors des débats de l’Assemblée nationale, ces dispositions devraient aussi s’adresser à certains ministres pour leurs non-réponses et leur arrogance.

Je suis déterminé à aller jusqu’au bout de ma démarche aux côtés des salariés eu égard à l’enjeu industriel que représente la préservation de cette production et la nécessité impérieuse de stopper cette cession.

 
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