Vendredi 14 octobre 2011 - Lettre au Premier ministre
UFAC : anciens combattants sacrifiés sur l'autel de l'austérité

Monsieur le Premier Ministre,

L’Ordonnance du 14 mai 1945 signée par le Général de Gaulle, a permis la création de l’Union Française des associations de combattants et victimes de Guerre (UFAC) la reconnaissant comme étant d’utilité publique et apte à bénéficier des subventions de l’État et des collectivités publiques.

Nicolas Sarkozy, alors candidat à la Présidentielle de 2007, s’était engagé lors de sa campagne électorale, à satisfaire les légitimes revendications des anciens combattants inscrites dans le droit à réparation qui leur est dû.

Or, et seulement tout récemment, un seul de ses nombreux engagements est en passe d’être respecté, à savoir l’attribution prévue de4 points d’indices portant la retraite du combattant à l’indice 48 à partir du 1er juillet 2012.

Au motif de la crise, le projet de budget pour 2012 prévoit, en effet, une baisse des crédits plus importante encore que celle déjà subie l’an dernier, 13 postes sur 16 sont en recul notamment ceux des pensions PMI, des soins médicaux gratuits et de l’appareillage. Quant à la rente mutualiste, selon les engagements elle devait évoluer, mais elle demeure au même niveau qu’en 2007.

Pourtant, la disparition démographique inexorable des ayants droits et l’économie qui en découle, justifieraient un budget à la hauteur des besoins qui demeurent.

Ce budget des anciens combattants provoque un profond malaise au sein de toutes les générations du feu. Elles se sentent bafouées et sacrifiées pour des raisons économiques qui ne leur incombent pas et se demandent, à juste titre, ce qu’il peut bien rester de cette reconnaissance nationale qui devrait leur être manifestée et de la considération à leur égard.

L’UFAC ne veut pas se contenter de vaines promesses dans le règlement de ce contentieux.

C’est pourquoi je vous demande que soient respectées les promesses qui ont été formulées au minima dans la dignité et le respect des sacrifices consentis au service de la France.


Version imprimable

Retour