Vendredi 22 juillet 2011 - Déclaration de presse

Le nouvel euro est arrivé : cure d'austérité renforcée !

Les chefs d’état européens ont adopté hier soir un nouveau plan pour la Grèce. Ce énième dispositif est la démonstration de l’échec et de la nocivité des premières mesures prises. Elles consistaient en un remboursement à marche forcée de la dette et en une saignée du peuple grec.

La contagion à l’Espagne, au Portugal et à l’Italie a contraint au sommet de Bruxelles car il y avait le feu à la maison Euro. Mais l’incendie n’est pas éteint malgré les 158 milliards qui vont être déversés.

109 milliards viendront de l’Europe et du FMI. 49 milliards du privé, c'est-à-dire des banques et des assurances. Pour desserrer l’étau, un mécanisme de rachat de la dette a été mis en place.

La contrepartie de ce plan demeure une austérité draconienne pour les citoyens grecs. Or, ce poison-là les prive de toute perspective de connaître une croissance et un développement nouveaux.

Mais il y a pire dans les mesures adoptées hier : une démarche aboutissant à imposer les règles de l’austérité à tous les membres de la zone Euro, une logique fédérale que les français ont rejetée par référendum en 2005. Chaque nation est désormais sous surveillance permanente et renforcée, ce que les dirigeants européens appellent « une nouvelle gouvernance de la zone Euro » ou selon Nicolas Sarkozy « un gouvernement économique européen ».

Je le répète : il n’existe d’issue que dans la reconquête par les nations et par les peuples de leur souveraineté, par la mobilisation et la maîtrise des moyens économiques et financiers au service de la relance de la consommation, de la croissance et de l’emploi. Sur ces bases là, de nouvelles coopérations en Europe sont possibles.

L’urgence est de sortir de l’Euro et de sa logique dévastatrice.

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