Jeudi 9 décembre 2010 - Déclaration de presse
Bosch : le camouflage d'une casse industrielle


Les panneaux photovoltaïques pour faire table rase de l’usine de Vénissieux, pourquoi pas, mais c’est une victoire amère.

Il s’agit bien, en réalité, d’une reconversion et de l’abandon de production industrielle de l’automobile, avec le retrait de Bosch programmé en France, pourtant second sur le marché des composants.

Est-ce à dire qu’il n’y aurait pas d’avenir pour l’activité de la filière mécanique de l’industrie dépendant en particulier de Peugeot et de Renault, que la France serait condamnée aux délocalisations ?

Se battre pour le made in France industriel est plus que jamais d’actualité. C’est un combat moderne pour créer de la valeur ajoutée et des richesses et surtout un avenir pour nos enfants et les générations futures.

Après avoir menacé les salariés en les obligeant à baisser leur salaire il y a six ans, aujourd’hui, la direction de Bosch a été obligée de proposer une alternative séduisante pour mettre fin à ce site de production dans le groupe.

Entreprise référente, l’usine a toujours été à la pointe en matière technologique et mécanique grâce aux savoir-faire et à ses métiers.

Aujourd’hui, c’est la logique capitalistique qui prône l’abandon de notre industrie française vers la République Tchèque, la Turquie et la Chine.

Alors, si c’est une victoire, c’est une victoire à la Pyrrhus, de celles qui font de nombreuses victimes, en l’occurrence les salariés et l’industrie nationale.

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